“Nasr Eddin bavarde agréablement avec l’un de ses amis lorsque ce dernier se met soudain à rire en repensant à ce qu’il a vu le matin même:
— Ô Hodja,écoute un peu,c’est trop drôle:figure-toi que tout à l’heure,j’ai surpris un homme,un pauvre idiot qui,ne sachant plus combien il avait de doigts,s’efforçait de les compter en les enfonçant l’un après l’autre dans la terre — un,deux,trois,quatre,cinq...
Quel imbécile n’est-ce-pas ?
— En effet,répond Nasr Eddin,car je peux te dire qu’avec cette méthode ce ne sont pas les doigts qu’on compte mais les trous”.
Extrait des “Sublimes paroles et idioties de Nasr Eddin Hodja” (éd. Phébus)
Boyan Drenec
boyan [at] globulot.org
http://nuvolanotte.wordpress.com/